Un analyste politique, Fari Tahéruka Shabazz, a récemment appelé à la démission du gouvernement Moloua, publiant son analyse sur Facebook face à la masse salariale jugée insoutenable de l'État centrafricain. Cette publication sur la plateforme de médias sociaux a permis à M. Shabazz de partager directement ses préoccupations avec un large public, soulignant la gravité de la situation. Selon M. Shabazz, 81% des recettes fiscales et douanières du pays sont absorbées par les salaires, une proportion qui, selon lui, met le gouvernement dans une situation périlleuse. Il a déclaré qu'un gouvernement dépensant 35% de son budget en salaires était déjà « un mauvais gouvernement qui est obligé de démissionner ou d’être démis », ajoutant que « quand un gouvernement consacre 81%, c’est clairement un gouvernement dangereux ». Cette critique cinglante vise directement la gestion des finances publiques par l'administration actuelle.
M. Shabazz a insisté sur le fait qu'à ce niveau de dépenses, le gouvernement « n’a plus aucune marge de manœuvre » et est « en train de sombrer », prédisant « l’apocalypse de la fonction publique » et des risques de « graves mouvements sociaux ». Il a ainsi interpellé le président Faustin-Archange Touadéra et le président de l'Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji, affirmant : « Soit Touadéra ou Sarandji met fin à ce gouvernement ou soit ce gouvernement met fin aux mandats de Touadéra et de l’Assemblée nationale. » Cette déclaration met en lumière la conviction de l'analyste que la crise financière actuelle est une menace existentielle pour la stabilité politique du Centrafrique.
L'Étau de la Masse Salariale
La norme communautaire de la CEMAC en matière de dépenses salariales est fixée à 35%. Fari Tahéruka Shabazz, analyste politique, a vivement critiqué la gestion des finances publiques par le gouvernement Moloua. Il a souligné que le taux actuel de 81% des recettes fiscales et douanières alloué aux salaires dépasse largement cette norme, la quadruplant presque. Cette disproportion est, selon lui, la preuve d'une dérive budgétaire majeure. Selon M. Shabazz, cette situation démontre un manque de prudence dans la gestion des fonds publics, entraînant l'État dans une impasse financière. Il a précisé que la dépendance excessive aux recettes fiscales et douanières pour couvrir les salaires ne laisse que peu de ressources pour les investissements essentiels et les services publics.
L'analyste a insisté sur le fait que l'incapacité du gouvernement à respecter les directives régionales en matière de dépenses salariales est un indicateur alarmant de sa gestion financière. Il a affirmé que de telles pratiques mettent en péril la stabilité économique du Centrafrique, menaçant la capacité de l'État à fonctionner efficacement. La critique de M. Shabazz se concentre sur l'impact direct de cette masse salariale sur la capacité du gouvernement à mener à bien ses missions régaliennes et à stimuler le développement économique. Il estime que cette situation est non seulement insoutenable à court terme, mais qu'elle hypothèque également l'avenir économique du pays.
Appels à l'Action et Interventions
Le gouvernement, dirigé par Félix Moloua, est directement visé par les critiques de l'analyste. Fari Tahéruka Shabazz n'a pas seulement appelé à la démission de l'exécutif, mais il a également mis en lumière la responsabilité des institutions législatives dans cette crise. Selon lui, la situation financière actuelle du Centrafrique, caractérisée par une masse salariale absorbant 81% des recettes fiscales et douanières, requiert une intervention parlementaire décisive. Cette proportion, bien au-delà de la norme communautaire de la CEMAC fixée à 35%, est jugée insoutenable par l'analyste politique, qui y voit un signe de mauvaise gouvernance.
Dans ce contexte, M. Shabazz exhorte les députés à envisager le dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement Moloua. Une telle démarche, s'inscrivant dans le cadre des prérogatives parlementaires, viserait à contraindre le gouvernement à rendre des comptes sur sa gestion des finances publiques et à potentiellement provoquer sa chute. L'analyste insiste sur l'urgence d'une telle action pour éviter ce qu'il qualifie d'« apocalypse de la fonction publique » et de « graves mouvements sociaux » découlant de l'incapacité de l'État à honorer ses engagements financiers et à assurer ses fonctions régaliennes. Il considère que le Parlement a un rôle clé à jouer pour restaurer l'équilibre budgétaire et la confiance publique.
Avertissements et Conséquences Futures
Fari Tahéruka Shabazz a spécifiquement interpellé le président Faustin-Archange Touadéra et le président de l'Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji, les appelant à intervenir dans la situation actuelle. Selon l'analyste politique, la crise de la masse salariale est si grave qu'elle exige une action de leur part. Il a souligné que l'incapacité du gouvernement à gérer ses dépenses salariales met en péril la stabilité institutionnelle du pays, risquant de fragiliser les fondations mêmes de l'État. M. Shabazz estime que la passivité face à une telle situation pourrait avoir des répercussions désastreuses sur la gouvernance et la cohésion sociale.
L'analyste a également mis en garde contre les conséquences potentielles de cette gestion financière, prédisant des troubles sociaux si la situation n'est pas rapidement maîtrisée. Il a affirmé que les difficultés économiques, exacerbées par l'absorption de 81% des recettes fiscales et douanières par les salaires, pourraient mener à des « graves mouvements sociaux ». M. Shabazz a insisté sur le fait que l'État, s'il ne peut plus honorer ses engagements, risque de voir éclater un mécontentement populaire, exacerbé par la frustration et le désespoir. Ces avertissements soulignent l'urgence d'une réforme profonde et d'une prise de décision politique courageuse pour éviter une escalade des tensions sociales et garantir la stabilité du Centrafrique.