Affaire de passeport : Mapenzi accusé de manœuvres politiques contre Dologuélé

Le chef de l’État Faustin Archange Touadéra (gauche) et le premier vice-Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi (droite). Photo combinée par CNC le 25 février 2020
Photo: CNC via Corbeaunews-centrafrique

Jean Symphorien Mapenzi a été accusé de manœuvres politiques visant Anicet-Georges Dologuélé dans le cadre d'une affaire de passeport, en République centrafricaine. M. Mapenzi est décrit comme un champion de l'embezzlement de fonds publics et un pilleur habituel des ressources de l'État, une réputation qui pèse sur la crédibilité de ses affirmations. Dans ce contexte, il a affirmé que le seul moyen pour M. Dologuélé d'obtenir son passeport est de "faire une demande de réintégration". Cette déclaration intervient alors que les tensions politiques sont palpables concernant la situation administrative de M. Dologuélé, soulevant de sérieuses questions sur les motivations derrière ces allégations et les enjeux sous-jacents.

Procédure de réintégration imposée

Jean Symphorien Mapenzi a affirmé que l'obtention de son passeport par Anicet-Georges Dologuélé était conditionnée à une procédure spécifique. M. Mapenzi a déclaré, de manière péremptoire, que « le seul moyen pour lui d’obtenir son passeport, c’est de faire une demande de réintégration ». Cette exigence, formulée publiquement et sans équivoque, intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes en République centrafricaine et soulève de vives interrogations sur les démarches administratives liées aux documents d'identité. La déclaration de M. Mapenzi suggère une procédure inhabituelle et potentiellement arbitraire pour l'accès à un document officiel, liant la délivrance du passeport à une démarche de « réintégration » dont la nature exacte et la légitimité n'ont pas été précisées. Cette conditionnalité est perçue comme une tentative d'instrumentaliser les processus administratifs à des fins politiques.

Manœuvre politique dénoncée

L'affirmation de Jean Symphorien Mapenzi est décrite comme une tentative grotesque de bloquer un opposant en l'orientant vers une procédure administrative biaisée avant la délivrance d'un document de voyage. Cette démarche, selon l'article, vise spécifiquement Anicet-Georges Dologuélé, une figure de l'opposition. La stratégie du régime en place est présentée comme étant d'utiliser la bureaucratie administrative pour neutraliser les figures de l'opposition. Cette approche permettrait de freiner les activités des opposants politiques en les soumettant à des processus administratifs complexes et potentiellement arbitraires, les empêchant ainsi d'exercer pleinement leurs droits civiques et politiques. L'article note que cette manœuvre est perçue comme une entrave délibérée à la liberté de mouvement et aux droits fondamentaux.

Stratégie du régime

Cette déclaration confirme, selon l'article, la panique du régime concernant les droits fondamentaux des citoyens. La question du passeport de M. Dologuélé est, à cet égard, instrumentalisée en tant que moyen de chantage politique. Cette approche s'inscrit dans un cadre où la délivrance de documents administratifs serait délibérément utilisée pour exercer une pression sur les figures de l'opposition et entraver leur liberté de mouvement. L'article affirme que cette stratégie révèle une volonté d'utiliser les outils de l'État pour museler la contestation et contrôler les déplacements des personnalités politiques considérées comme des menaces. Cette instrumentalisation des services administratifs est jugée préoccupante pour l'état de droit en République centrafricaine.

Enjeux et implications

L'article affirme que Jean Symphorien Mapenzi tente d'imposer un obstacle illégal en exigeant une demande de réintégration pour priver un citoyen de son document d'identité. Cette démarche est présentée comme une manœuvre visant à contester le droit fondamental d'Anicet-Georges Dologuélé à obtenir un passeport. En conditionnant la délivrance du passeport à cette procédure, M. Mapenzi est accusé de vouloir créer un précédent potentiellement arbitraire, qui pourrait affecter d'autres citoyens ou opposants à l'avenir. La situation met en lumière les tensions autour de l'accès aux documents administratifs et les implications politiques de telles exigences dans le contexte centrafricain, où les droits individuels sont parfois subordonnés à des considérations politiques.