Affaire de la "Porte de l'Angola" : Le rapport de la Cour des comptes reste introuvable

L'affaire dite de la « Porte de l'Angola » est une controverse qui remonte à plus de dix ans. La Cour des comptes a été saisie de ce dossier, selon des informations parues dans la presse. Les détails spécifiques de cette affaire, impliquant des personnalités et des transactions financières, ont suscité un intérêt constant, notamment en raison de l'implication de la République centrafricaine. Le rapport de la Cour des comptes, qui devrait apporter des éclaircissements, n'a cependant pas encore été rendu public.

Origines de l'aide angolaise

L'Angola a fourni une aide financière significative à la République centrafricaine durant une période de crise politique et sécuritaire, consécutive à la chute de François Bozizé. L'affaire remonte à la période de transition dirigée par Catherine Samba-Panza. Cette aide était destinée à soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et le fonctionnement de l'État, selon des explications de Catherine Samba-Panza. L'ancienne cheffe de l'État a affirmé que les fonds angolais avaient été octroyés dans le cadre d'une décision prise par les chefs d'État de la sous-région, précisant que cette aide visait notamment à soutenir la MISCA ainsi que le fonctionnement de l'État. L'Angola a déboursé son soutien en plusieurs tranches. Catherine Samba-Panza a également affirmé que les fonds avaient servi à plusieurs dépenses publiques, citant notamment le paiement des bourses, des pensions, des salaires, ainsi que des dépenses liées à la sécurité et au renseignement. Elle a assuré que les documents comptables existaient et qu'aucun détournement n'avait eu lieu, expliquant que certaines dépenses effectuées hors budget avaient été régularisées par la suite.

Gestion des fonds et contestations

Catherine Samba-Panza a été entendue concernant l'affaire dite de la « Porte de l'Angola ». Dans un entretien accordé en 2020, l'ancienne cheffe de l'État a nié les accusations de détournement de fonds concernant l'aide angolaise. Elle avait expliqué que les fonds angolais avaient été octroyés « dans le cadre d'une décision prise par les chefs d'État de la sous-région », précisant que « l'aide était notamment pour soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique ainsi que le fonctionnement de l'État ». Les autorités centrafricaines ont rencontré des difficultés pour convertir ces fonds en francs CFA sur le territoire national, entraînant la réalisation d'une partie des opérations au Cameroun, notamment via Ecobank à Douala.

Catherine Samba-Panza avait également affirmé que les fonds avaient servi à plusieurs dépenses publiques, citant « le paiement des bourses, des pensions, des salaires ainsi que des dépenses liées à la sécurité et au renseignement ». Elle avait assuré que « les documents comptables existaient et qu'il n'y avait eu aucun détournement », expliquant que certaines dépenses effectuées hors budget avaient été régularisées par la suite. Des éléments ont été demandés à l'ancienne présidente de la transition afin de permettre aux institutions compétentes d'examiner l'utilisation de ces fonds.

Le rôle de la Cour des comptes

Le rapport de la Cour des comptes concernant l'utilisation de l'aide angolaise n'est pas accessible au public, demeurant introuvable dans le domaine public. Aucune conclusion officielle de la Cour des comptes n'a été rendue publique jusqu'à présent, empêchant ainsi une clôture définitive de cette affaire. Cette absence de publication soulève des interrogations quant à l'achèvement de l'audit mené par la Cour des comptes, aux conclusions qui en ont été tirées, et à savoir si les personnes entendues dans ce dossier ont reçu des réponses officielles de l'institution. L'opacité entourant ce document contribue à maintenir l'incertitude sur la gestion des fonds angolais destinés à la République centrafricaine.

Questions en suspens

L'article interroge la localisation du dossier de l'affaire de la « Porte de l'Angola » ainsi que du rapport de la Cour des comptes. Cette affaire, dont les origines remontent à l'aide financière angolaise à la République centrafricaine, est désormais vieille de plus de douze ans, sans que le document clé ne soit rendu public. L'absence de ce rapport maintient des incertitudes sur la gestion des fonds.