Le Congrès national pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD) a accusé le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra de permettre l'établissement de réseaux qui favoriseraient le recrutement de jeunes Centrafricains pour des intérêts russes. Le parti a directement mis en cause le président Faustin-Archange Touadéra ainsi que plusieurs responsables politiques dans ces allégations. La déclaration, signée par Ferdinand Mbokoto Madji, président national et fondateur du parti, a été publiée depuis Le Mans le 8 septembre 2026. Le CNCA-PDD a affirmé que « derrière ces promesses peut pourtant se cacher une réalité tragique : l’enrôlement militaire et l’envoi vers les zones les plus dangereuses du front ukrainien », ajoutant que « la jeunesse centrafricaine n’est pas une marchandise ». Le parti a insisté : « Les familles centrafricaines ont le droit de savoir ».
Les allégations du CNCA-PDD
Le parti estime que la jeunesse centrafricaine, confrontée à la pauvreté, au chômage et à un manque de perspectives, est particulièrement vulnérable aux offres de recrutement. Une partie de ces jeunes pourrait ainsi être attirée par des propositions qui, selon le CNCA-PDD, masquent un enrôlement militaire potentiel. Le parti a spécifiquement mis en cause plusieurs personnalités, les accusant de permettre des réseaux favorisant le recrutement de jeunes Centrafricains pour des intérêts russes. La déclaration nomme Hassan Bouba, Firmin Ngrebada, Rameaux-Claude Bireau, Noel Bienvenu Selesson, Thierry Oronfei et Issa Bourma comme étant impliqués dans ces allégations.
Demande d'enquête et de vigilance
Le CNCA-PDD a appelé les jeunes Centrafricains et leurs familles à une vigilance accrue face aux offres d'emploi, de formation ou de voyage vers la Russie dont les objectifs ne seraient pas clairement établis. Le parti a insisté sur la nécessité de cette prudence, estimant que « derrière ces promesses peut pourtant se cacher une réalité tragique : l’enrôlement militaire et l’envoi vers les zones les plus dangereuses du front ukrainien ». Il a également rappelé que « la jeunesse centrafricaine n’est pas une marchandise ».
Le CNCA-PDD a spécifié que ces allégations exigeaient une vérification par le biais d'enquêtes indépendantes, transparentes et crédibles afin d'établir les responsabilités des divers acteurs. Le parti a demandé une enquête approfondie sur les mécanismes de recrutement de ressortissants centrafricains destinés à la Russie, ainsi que sur toute complicité ou facilitation de la part de responsables centrafricains. Selon le parti, « Les familles centrafricaines ont le droit de savoir ».
Contexte de vulnérabilité
La situation économique et sociale en République Centrafricaine, marquée par une pauvreté généralisée et un chômage endémique, crée un terreau fertile pour la vulnérabilité de sa jeunesse. Beaucoup de jeunes Centrafricains sont en quête désespérée d'opportunités, ce qui les rend potentiellement plus réceptifs à des offres alléchantes, mais dont les véritables intentions pourraient être dissimulées. Ce contexte de fragilité socio-économique est considéré par certains observateurs comme un facteur aggravant, susceptible d'exposer la population jeune à des risques accrus, notamment face à des propositions de recrutement qui promettent un avenir meilleur sans toujours en préciser les contours réels ni les dangers potentiels.
Portée des accusations
Dans un communiqué publié le 8 septembre 2026, le Congrès national pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD) a affirmé que de jeunes Centrafricains sont attirés en Russie par des promesses d'emploi, de salaires élevés, de formations ou d'une vie meilleure, avant d'être exposés au conflit en Ukraine. Le parti a déclaré que « derrière ces promesses peut pourtant se cacher une réalité tragique : l’enrôlement militaire et l’envoi vers les zones les plus dangereuses du front ukrainien », ajoutant que « la jeunesse centrafricaine n’est pas une marchandise ». Le CNCA-PDD a également indiqué que plusieurs centaines de jeunes auraient déjà été attirés en Russie, estimant que « les familles centrafricaines ont le droit de savoir ».